We'll Take Your Dreams Or Lack Of Money (Violent)

We'll Take Your Dreams Or Lack Of Money (Violent)
Des faux nerds, des rockers geeks. Les Anglais branchés de The Rakes entrent sur scène sous les applaudissements d'une salle étrangement vide.
Ils ouvrent le set par un titre inédit devant un public que l'irrémédiable première partie Stevans n'a pas pu chauffer. Forcement, le tube « We Danced Together » qui suit fait danser les spectateurs, qui ne lâcheront ensuite plus le groupe des yeux. Suivent « Retreat » et « A Man With A Job ». Malheureusement, le son est extrêmement mauvais : les guitares trop fortes, la voix trop faible. Malgré tout, le jeu de scène incontrôlable et la gestuelle inquiétante du charismatique leader Alan Donohe captent l'attention. Proche du public, racontant des blagues très british entre les titres, le savant fou, bien que probablement bien emmêché, est très à l'aise sur scène. Uber looké, le groupe livre un « Down With Moonlight » exceptionnel, tout autant que le très puissant « violent » qu'ils joueront quelques morceaux plus tard. Closant le concert par le tube en puissance « Open Book » puis par leur morceau le plus fashion, « The World Was A Mess But His Hair Was Perfect ».

# Enviado em Domingo 18 Novembro 2007 15:03

Someone Told Me Not To Cry

Quand le moment viendra, Quand la nuit l'emportera sur le jour, Quand le vent glacera la vie et me forcera à me rechauffer, Quand la neige cachera mes pieds sur les trotoires, Quand le lac se transformera en mer gelée et que le désir de retrouver l'écran reviendra...

Je publierai les live report des Rakes, de Nouvelle Vague, d'Arcade Fire, de Blonde Redhead, d'Interpol etc...

Sinon je suis entrain d'écrire une nouvelle.

Je suis vivante, pardon à ceux qui souhaitaient le contraire ahah.

# Enviado em Terça 06 Novembro 2007 14:15

Cause I Was Fighting Captain Clito

Cause I Was Fighting Captain Clito
Le groupe le plus lointain de la région ouvre la soirée prometteuse : originaires d'Annecy, les Longwood's Cluedo débarquent sur scène, uniformisé dans des chemises à carreaux, prêt à surprendre le public pendant presque 45 minutes. La première originalité du groupe réside dans l'emploi quasi systématique du ukulélé, peut-être trop d'ailleurs.
Mixant allégrement presque tout les genres de musique (rock évidement, mais aussi rockabilly, country voir punk), les Longwood's réussissent le pari fou d'être aussi à l'aise d'un style à l'autre, tout en utilisant des instruments peu courants pour un groupe de rock (Banjo, Mélodica, Synthé, Ukulélé...) et deux voix différentes mais s'accordant parfaitement. Nettement plus puissant et plus intéressant sur scène que sur disque, malgré quelques accroches, le groupe distillent ses "comptines punk" en passant d'une ballade acoustique magnifique jouée à la guitare et au mélodica, au tube bête mais diablement efficace "Nag", et à une très bonne reprise des Small Faces. Un groupe à gros potentiel donc, très à l'aise sur scène, à surveiller.

C'est ensuite aux trois Genevois de Charles Buck Of Kiss, très jeune groupe, de jouer quatre titres avant l'arrivée de Digs. De bons morceaux très intenses et sexuels, trash et violents qui ne demandent qu'à être un peu plus travaillés. Le charisme des deux chanteurs captive l'audience, même si leurs voix ne sont que peu assurées. Une basse apporterait plus de profondeur au son, et des voix plus posées également.

Les Rockeurs Dorés de Digs montent ensuite sur scène. Dès l'intro, quelques problèmes de son persistants se font sentir. Joués trop rapidement, presque bâclés, les titres ne sont pas à la hauteur de la capacité du groupe. Mais l'énergie et la volonté sont là.
Bien évidement, les "tubes" font bouger la salle qui commence à se remplir, mais les morceaux, trop carrés, ne laissent pas de place ni à l'improvisation, ni à l'erreur. Trop sérieuse, la musique du groupe doit être jouée à la perfection pour faire ressortir son potentiel. Légère déception puisque qu'à l'écoute des meilleurs titres joués dans de meilleures conditions (moins de stress, moins d'impatience, meilleur son), on sait que les très bonnes compositions méritent d'être plus intenses et plus puissantes. On retiendra néanmoins l'excellent dernier titre « Morning At The Clearview », plus mature, et le tube au nom ridicule « Chnoblibrot ».

Evidement, la salle est pleine lors du concert des très attendu Mondrians. Plus en forme que jamais, les Valaisans ouvrent leur set par le tubesque "Reason To Live". Très énergiques, très motivés et très beaux, les quatre excellents musiciens prouvent une fois de plus leur talent de groupe de scène. Beaucoup plus coordonné qu'aux précédents concerts auxquels j'avais assistés, le groupe alternent récents titres rock et semi-ballades plus anciennes, dont l'éternel « Pearl Of The Lake ». Le retour de "Sing It Aloud" fait chanter les fans de la première heure, alors que le premier morceau chanté par Alric impressionne tout le monde par sa beauté. La voix de Maxime est plus assurée que jamais, et pour une fois, il ne fait pas qu'interpréter les titres : sa voix est enfin un instrument à part entière, égal aux guitares, à la basse (grandiose Louis) et la batterie. Le magnifique "Out Of Bananas" en deux parties, met en avant le songwriting exceptionnel de Maxime, et le reste des morceaux, puissants, violents, sales parfois (The Shout...) prennent aux ventres, et le public, fasse à la virtuosité de chaque musiciens, reste bouche bée.
Mais comment font ces jeunes ? Des compos géniales, un jeu de scène époustouflant, et des musiciens qui font trembler leurs instruments à chaque note. Alric caresse sa Rickenbaker pendant que Louis glisse ses doigts sur tout le manche de sa basse, Cédric fait résonner sa batterie sans une seule erreur de rythme, et Maxime assure la voix ET la guitare sans aucune difficulté.
Maxime annonce l'habituel dernier titre "Christmas On Your Window", et prévient le public de sa durée. Le doux crescendo entre la première partie douce et le final en apothéose intrigue les novices et réjouit les intimes. La fin en forme d'orgasme se termine dans une douleur épouvantable, quand les quatre maltraitent chacun dans leur coin leurs instruments pour les faire crier. L'évident larsen monstrueux laisse les spectateurs sans voix, abasourdis devant le concert formidable auquel ils viennent d'assister.

On étant prévenu. « Real Rock'n'Roll For Real People ».

# Enviado em Sexta 05 Outubro 2007 17:53

Modificado em Sexta 05 Outubro 2007 18:42

I'm Lost In The City

I'm Lost In The City
Une génération égoïste. Personne ne se regarde ni ne se sourit. Les filles détournent les yeux lorsqu'on les interpelle, les hommes ne font que fixer leurs pieds.
Dans une gare, toutes les émotions sont présentes, mais aucune d'entre elles n'est partagée. Personne n'aide l'autre quand il en a besoin. Et quoi de plus déplaisant que d'être assis en face d'un inconnu ?
Alors on regarde par la fenêtre, même lorsqu'il fait nuit et que l'on ne distingue rien dans le noir.
Les yeux ne sont plus orientés en face, on ne regarde plus qu'en coin.

Et toi tu ne me regardes même plus...

Les destinations changent, les aiguilles tournent, les voyageurs courent pour rattraper le temps perdu.
Je fais peu à peu partie du décor, les trains arrivent, partent.

Des éclats de rires, des baisers, des larmes et des coups de fil dans toutes les langues, et rien. Rien surtout. Des visages vides de toutes émotions, des regards perdus, des bouches closes.

Et toujours le ballet incessant des passants en quête de raison d'être...

# Enviado em Quarta 26 Setembro 2007 17:23

Modificado em Segunda 01 Outubro 2007 15:04

Say What You Say, I Am Listening. But If You Still Believe I'm Thinking Of You, You're Dreaming.

Say What You Say, I Am Listening. But If You Still Believe I'm Thinking Of You, You're Dreaming.
Lausanne, 21 Septembre 2007. La salle des Docks se remplit peu à peu. Première surprise, le quota de grandes blondes est nettement plus élevé que d'habitude. Deuxième surprise, ces mêmes grandes blondes discutent dans une langue incompréhensible par le reste du public. L'explication est finalement simple : la communauté suédoise de Suisse Romande s'est réunie pour écouter les excellents Shout Out Louds.

The Concretes, également originaire de Stockholm, ouvrent la soirée. La pop rock harmonieuse que chante la sylphide chanteuse à beau être sympathique, leur musique manque de créativité et d'énergie, et peine à captiver l'attention du public, si ce n'est sur les jambes interminables de cette même chanteuse.

Heureusement, Shout Out Louds arrivent quelques temps après, et la foule s'épaissit. Les cinq musiciens démarrent très fort, en enchaînant les excellents titres de leur dernier album, sans oublier les meilleurs du très remarqué "Howl Howl Gaff Gaff". Dès les premières notes de "The Comeback", les fans de la première heure se déchainent. Le concert s'intensifiera ensuite à chaques morceaux. Précédant le rappel, Shout Out Louds jouent deux magnifiques titres tirés de "Our III Wills", le fabuleux "You Are Dreaming" et le très "curesque" "Tonight I Have To Leave It".
Embarqué par la fougue de ces deux chansons, le public les reclament à corps et à cris (en suédois évidemment, d'ailleurs, le reste des échanges se fait en suédois).
Le groupe revient pour trois titres, et quitte la scène après plus d'une heure et demi de concert.
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# Enviado em Quarta 26 Setembro 2007 16:41

Modificado em Quarta 26 Setembro 2007 17:18