Tall Elegant Kids Walking At The Festival, They Just Got Mobbed And The Weather Ain't So Estival.

Tall Elegant Kids Walking At The Festival, They Just Got Mobbed And The Weather Ain't So Estival.
Openair St.Gallen. 29-30 juin, 1er juillet 2007. Suisse Allemande.

15 :03. Nous embarquons dans le train pour plus de quatre heures de voyage dans la Suisse profonde.
17 :27. C'est très long. Et nettement moins drôle que ce que l'on espérait.
18 :34. Pas de wagon-restaurant, ni de quoi manger. La faim nous tiraille l'estomac et notre impatience s'intensifie.
19 :13. Nous nous ruons sur le premier fast-food à portée de vue.
19 :32. Nous nous entassons dans un bus minuscule à destination du site du festival. Et avons l'impression d'avoir débarqué sur une autre planète. La langue est incompréhensible malgré les (trop) nombreuses années d'allemand étudiées, la plupart des Suisses Allemands sont déjà complètement bourrés et transportent, en plus de leurs énormes sacs, de gigantesques packs de bières.
19 :56. Nous cherchons deux billets. Les locaux nous conseillent de traverser le fleuve et de rejoindre le site par l'arrière, à travers la forêt. La nuit se lève et nous ne voyons bientôt plus rien.
20 :23. Nous cherchons toujours deux billets.
21 :37. Nous cherchons un billet, après avoir claqué une somme considérable dans un pass trois jours.
22 :16. Nous exhibons fièrement nos deux bracelets argentés et avançons vers l'entrée du festival. Une plaine énorme au milieu des bois. Nous distinguons de nombreuses tentes sur les collines.
22 :28. Nous tentons désespérément de comprendre le fonctionnement de notre tente.
22 :45. Nous revoyons notre technique après notre cinquième échec. Nous entendons Placebo jouant au moment même sur la grande scène et ne regrettons absolument pas de ne pas y être. La set-list est extrêmement mauvaise, la voix de Molko peu assurée et le son horrible.
23 :19. Nous abandonnons nos affaires dans notre tente qui ressemble finalement à une tente. En bon Suisses, notre première boisson du festival est un lait chocolaté. Nous découvrons petit à petit les différentes scènes.
23 :45. LCD Soundsystem entre sur scène. La foule présente pour Placebo s'est dissipée, nous avançons jusqu'à une quinzaine de mètres de la scène. Les New-yorkais jouent en ligne, la batterie à la gauche du leader, perpendiculaire à la scène. D'abord sceptique, la puissance de leur musique et leur jeu de scène minimaliste m'entraîne rapidement. Réussissant le pari fou de reproduire parfaitement leur son electro sur de vrais instruments, chaque titres allant crescendo, la foule d'abord très calme transforme vite le site en rave géante. Etrangement charismatique, le leader James Murphy captive les yeux du public lorsqu'il chante, trop occupé sinon à régler à la perfection le son des instruments. Nettement plus rock en live qu'en studio, le groupe joue pour la plupart des titres de leur dernier effort « Sound Of Silver ». Le concert s'intensifiant à chaque titres, grâces aux excellents « Time To Get Away », le très catchy « North American Scum », « Us V Them » ou encore le magnifique « All My Friends », nous quittons la grande scène pour écouter les Klaxons.
00 :23 Grossière erreur. La foule est immobile sous le chapiteau. L'une des grandes découvertes de l'année 2007 ne parvient pas à faire bouger son public, pourtant nombreux. Massacrant leurs tubes « Atlantis To Interzone », « Golden Skans » ou encore « Totem Of Timeline », le groupe manque cruellement d'énergie. Le batteur n'est absolument pas en place, le rythme éléctro des titres est irrégulier et brise chaque titre. Le public est en attente, et ne fait que hocher la tête (et certainement pas en rythme s'il suit la section rythmique ridicule), impuissant quant au manque de puissance. Le vide scenique des Klaxons leur est fatal, puisqu'il ne colle absolument pas à leur musique énergique.
01 :07 Nous découvrons avec effroi l'état des toilettes du festival.
02 :22. Nous sortons avec effroi des toilettes du festival, après nous être fait draguer par deux jeunes filles « emo » bourrées, dont une aphone, et l'autre trouvant le français « so poë-ti-keu »
02 :37. Nous arrivons vers l'emplacement réservé aux tentes. La notre n'est plus là. Nous passons 5 longues minutes à la chercher, et la retrouvons 10 mètres plus loin complètement saccagée. Nos sacs sont éventrés, nos sacs de couchage remplis de paille. Nous essayons de la reconstruire, mais après avoir constaté que les dégâts seront irréparables, nous décidons de retourner à St Gall et de chercher un hôtel où dormir.
03 :03. Nous montons dans le bus sensé nous ramener en ville.
03 :22. Nous arrivons dans un parking immense à 5 Km de St Gall, nous retournons sur le site du festival.
03 :37. Le bus pour la ville nous passe devant.
03 :43. Nous demandons à un taxi dans un allemand approximatif de nous déposer dans un hôtel ouvert. Il nous débarque dans le « Grand Hôtel Radisson ». Nous traversons le hall dans nos converses boueuses, nos sacs sur le dos, et S. dit au réceptionniste « We are two, and we are tired », qui nous répond « Yes, And we are full booked ». Ce dernier téléphone à chaque hôtel ouvert pour leur demander s'ils ont de la place. Il trouve finalement une chambre à un prix exorbitant à une vingtaine de minutes en voiture de la ville.
04 :07. Nous arrivons dans l'hôtel et un vieillard nous donne les clés. Nous débarquons dans notre chambre et nous nous écroulons de fatigue.
09 :57. Nous descendons prendre un petit-déjeuner. La moyenne d'âge est de 83 ans. L'hôtel étant en faite une station « bain-détente pour troisième âge » au bord d'un lac, la clientèle savourant de délicieux pruneaux bouillis jette des regards affolés au deux jeunes cernés qui débarquent dans leur territoire, leurs pantalons exagérément serrés et leur chaussures défoncées, se gavant de café.
10 :22. Nous quittons la chambre et payons. Nous passons encore une heure au bord du lac à réaliser ce qu'il vient de nous arriver.


La journée s'annonce nettement plus joyeuse. Rejoint par le reste des troupes venus écouter les grosses têtes d'affiches, nous avions réservé une chambre plus proche du site, et surtout moins chère.

Le premier groupe de la journée est Bloc Party. Ils ouvrent avec un magnifique « Song For Clay ». Le contraste entre le début doux et la fin en apothéose démarre les hostilités. Le groupe, en très grande forme, enchaîne parfaitement leurs excellents titres. « Positive Tension », « Hunting For Witches », « Waiting For The 7:18 » précèdent le tube « Banquet ». Le charismatique Kele Okereke joue avec son public, alors que ses musiciens restent en retrait. L'exceptionnel batteur porte chaque titre jusqu'à son summum. Parmi les très bons « I Still Remember », « This Modern Love », « Blue Light », nous retiendrons comme grands moments du concert les impressionnants « The Prayer » et son final magistral (alors qu'un château volant surplombe le festival), « Where Is Home ? » et ses deux batteries, permettant à Okereke de montrer l'étendu de son talent de chanteur, le gigantesque « Uniform » enchaîné à « Luno » faisant la part belles aux guitares, le difficile mais parfait « Like Eating Glass » précédant « She's Hearing Voices » où le leader se permet un bain de foule. Le groupe clos leur prestation presque parfaite par un « Helicopter » exceptionnel.

Quelques heures plus tard, c'est au tour de Kaiser Chiefs d'investir la grande scène. Ils ouvrent leur show par « Every Day I Love You Less And Less » qui annonce immédiatement la couleur : Kaiser Chiefs est un groupe de scène qui aime jouer énormément avec son public et qui ne s'en privera pas. Suivent « Heat Dies Down », « Everything Is Average Nowadays », un très grand « Ruby » et un joli « I Can Do It Without You ». Moins bons musiciens que leurs homologues plus bruts Bloc Party, le groupe compense par son jeu de scène. Ricky Wilson courre sur toute la longueur de la scène, fait chanter de manière répétitive le public, le fait crier « Kaiser Chiefs, Kaiser Chiefs ! », grimpe sur les amplis, pour finalement s'emballer sur une cloche à la manière d'un concours d'Air Guitar, comme intro à « Modern Way ». Malheureusement, pas de morceaux magistraux, mais de bonnes chansons qui manque cruellement de sincérité. Leur besoin systématique de jeu avec la foule fatigue la plupart des fans, et même si l'ambiance était grandiose au début du spectacle, le public commence à s'essouffler au milieu du set. Le karaoké géant joue encore « Learnt My Lesson Well », « The Angry Mob », « Highroyds », « Retirement », « Oh My God » suivi de « I Predict A Riot » dans un final beaucoup trop grandiloquent.

Nous profitons du concert d'un horrible groupe de Rap-Metal allemand nommé “Beatsteaks” (tous est dans le nom) pour acheter quelque chose ressemblant à un burrito. Nous constatons, effrayés, que le public, déjà nombreux pour les deux concerts précédents, a doublé, que la foule est en transe et crie presque aussi fort que le chanteur, ses morceaux d'une nullité absolue. En comparaison, Linkin Park ferait de la musique de chambre.

En clôture de cette deuxième journée de festival, Arcade Fire arrive sur la grande scène devant un public plus âgé et plus calme. Les Canadiens ouvrent avec « Keep The Car Running » déjà prometteur d'un grand concert. Sans attendre, ils enchaînent avec le puissant « No Cars Go » s'intensifiant à chaque mesure, puis par « Haïti » montant en crescendo. En trois titres, le groupe fait passer plus d'émotions que dans tout les concerts vus jusqu'à présent. La puissance de la musique s'associant à la beauté des textes, le public contemple religieusement le plus grand groupe de ces dernières années, et l'assourdit d'applaudissement à la fin de chaque titre. Occupant l'espace de manière très théâtrale, Régine Chassagne joue de sa voix espiègle et trouble chaque spectateur. C'est une fée qui sautille sur scène lorsqu'elle ne joue pas d'instrument, et démarre « Black Waves / Bad Vibrations » comme une poupée, et s'arrête net de bouger, les yeux cachés par ses mains comme une enfant apeurée lorsque Butler la rejoint pour la deuxième partie du morceau. La force et l'émotion de ce titre fait vibrer quelque chose en chaque personne et Win Butler remercie timidement le publique, avant d'enchaîner avec « Black Mirror », encore plus puissant que sur disque. Changeant systématiquement les musiciens de chaque instrument à chaque titre, Chassagne joue de la batterie sur ce titre et sur « Ocean Of Noise » qui suit. Après une majorité de titres tirés de « Neon Bible », Arcade Fire joue le magnifique « Tunnels » augmentant en puissance lui aussi à chaque seconde. Quelque chose de magique est entrain de se passer, la chair de poule sur nos bras nous en fait prendre conscience juste avant le plus beau moment du concert, « Intervention ». Régine Chassagne maintenant à l'orgue, la beauté de ce titre prend toute son ampleur en live. Les mots prennent vie dans la bouche de Butler et chaque note touche le c½ur du public. Le crescendo du morceau porte la foule dans une sensation tellement puissante que je remarque des larmes sur les joues de plusieurs spectateurs. « Antichrist Television Blues » moins puissant (mais comment rivaliser avec « Intervention » ?) suit et précède deux tubes tirés de « Funeral », un magnifique « Power Out » et un « Rebellion (Lies) » majestueux. Le groupe remercie à mi-voix, probablement aussi touché que le public à jamais troublé par cette prestation hors du commun. On rentre des étoiles dans les yeux, sachant que l'on vient de vivre un instant de magie pure.

Le lendemain, probablement moins fantastique mais excellent également, Arctic Monkeys entre sur scène devant un public de fans transis, pour la plupart de sexe féminin et très jeune. Le groupe ouvre sans grande surprise avec un intense « The View From The Afternoon » enchaîné par « Brianstorm » encore plus puissant. Toujours aussi loquaces et débordant d'affection pour le public qu'à leur habitude, c'est toujours sans aucun mot que les quatre de Sheffield enchaînent les parfaits « Still Take You Home » et « Dancing Shoes ». Plaisantant entre eux, ne daignant le public que d'un « Thank You » marmonné par Turner, le quatuor joue ensuite un « From The Ritz To The Rubble » magnifique, puis « Teddy Picker » et « D Is For Dangerous ». La voix est nettement plus assurée qu'à leur première tournée, et malgré un intérêt pas spécialement prononcé pour le public, le groupe est moins timide et beaucoup plus énergique. La prestance vocale d'Alex Turner se fait encore plus remarquée sur le nouveau single « Fluorescent Adolescent » et le tube « Fake Tales Of San Francisco » termine en apothéose. Beaucoup plus réactifs aux titres tirés de leur premier album, nettement plus maîtrisés également, le public se déchaînent sur « Leave Before The Lights Come On » et surtout sur « When The Sun Goes Down ». « Favourite Worst Nightmare » étant plus difficile à jouer sur scène que « Whatever... », Arctic Monkeys réussissent pourtant à livrer leurs nouveaux titres avec une énergie grandissante en live. Le groupe clôt leur excellent set par un « A Certain Romance » extrêmement puissant.

# Enviado em Segunda 27 Agosto 2007 16:43

The Doctors & The Dealers

The Doctors & The Dealers
Accompagné de ses « sales belles choses », Carl Barât entre sur la scène à ciel ouvert de Zürich. Entamant le set directement par un « Wondering » plutôt tiède, puis un « Doctors & Dealers » extrêmement carré, le groupe débute ensuite une série de cinq nouveaux titres co-chantés, entrecoupée uniquement d'un très bon « The Gentry Cove », démarrant ainsi le crescendo d'énergie du concert. Le groupe, très en place et très carré, ne laisse que peu de place à l'improvisation et au hasard, contrairement aux Shambles de son ex acolyte, mais privilégie alors les morceaux joués parfaitement, l'ex-libertines maîtrisant parfaitement sa voix. Achevant le hit « Deadwood », le groupe reprend un premier titre de l'époque Doherty, l'excellent « Death On The Stairs ». Les fans des libertines reprennent les paroles et l'ambiance se fait de plus en plus chaude. L'espoir d'une reformation ne fait que s'intensifier. La suite du concert ne fera qu'amplifier l'énergie déjà présente, passant par « Blood Thirsty Bastards », « You Fucking Love It », « The Enemy » et l'énorme « Gin&Milk ». Très complice avec ses sbires, Barât ira jusqu'à voler un baiser à son bassiste à la fin de « Last Of The Small Time Playboys », avant de terminer le set par un autre titre des Libertines, le très énergique « I Get Along », sans doute le meilleur titre du show.
Revenant sur scène d'abord seul pour entonner une « France » très belle et mélancolique, pour être ensuite rejoint par son groupe pour une fin plus musclée, Carl Barât jouera ensuite un « B.U.R.M.A » mémorable et le tube « Bang Bang You're Dead ».

Mettant l'accent plutôt sur les mélodies que sur l'énergie pure pour leurs nouveaux morceaux, et assemblant différentes parties à la manière de « Gentry Cove » ou encore « Blood Thirsty Bastards », Dirty Pretty Things nouent ainsi la promesse d'un très bon second album.


Death On The Stairs - Live in Zurich
Bang Bang You're Dead - Live in Zurich

# Enviado em Domingo 08 Julho 2007 16:58

Girl Just Wanna Have Fun

Girl Just Wanna Have Fun
En attendant Barât vendredi, je tiens a signaler que le dernier Blonde Redhead est fabuleux.

article à suivre...

# Enviado em Terça 05 Junho 2007 17:00

Sex, Drugs Or Rock'n'Roll ?

Sex, Drugs Or Rock'n'Roll ?
Il se glisse vers toi, doucement, en silence. Farouchement, tel le reptile, le serpent.
Il te charme.
Te séduit.
Au début tu le repoussais. Ce n'était pas ton genre. Tu valais plus que ça.
Et puis tu le laisses murmurer son histoire à ton oreille, tu sens son odeur, la chaleur de son corps. Il pénètre un peu plus profondément en toi. Plus vite. Tu te surprends à aimer ça. Tu adores ça même. Tu en as désormais besoin. Il s'immisce dans ton intimité, et distille son venin partout dans tes veines. Tu lui avais donné inconsciemment ta main, et il t'a enfoncé son poison à ras bord. Toi qui abhorrais ça, toi qui jurais que jamais tu n'y toucherais, jamais tu ne sombrerai. Toi qui es accro désormais...
Une goutte noire perle. Tu n'avais presque pas peur enfaîte. Ça n'était pas si grand finalement, ta vision était troublée. Aveugle. Presque sourde. Le sentir en toi, s'écouler à l'intérieur. Tu ressens chaque palpitation, et l'effet monte doucement réchauffer tes joues jusqu'à faire trembler ton ventre. Tu avais peur d'avoir mal. De souffrir. Mais tu te rends compte que cette douleur est bonne. Qu'elle t'apporte du plaisir. Tu te sentais comme bourrée.
Au début tu te dis que ça n'a pas d'importance, que c'est remédiable. Tu ne l'avoues pas à tes proches, parce que tu ne te l'avoues pas a toi-même. C'est temporaire. Tu n'en as même plus envie de toute manière.
C'était ta première fois. Tu avais trouvé ça excitant. Différent. Une sensation que tu ne connaissais pas. Impatiente de savoir ce que c'est. L'adrénaline, le goût du risque, la peur et l'impatience. L'envie.
Toi aussi tu connais la sensation maintenant.
L'enjeu en valait la peine.

Et regarde toi maintenant. Toi qui affichait un sourire béat et idiot juste après. Contente, ravie d'y être passée. Mais regarde toi !
Tu appartiens au club maintenant. Tu voulais essayer, juste pour voir...
Naive ! Ce que tu ne savais pas, c'est que tu ne pouvais pas être passive. Tu croyais pouvoir abandonner ton corps à la sensation, tout en restant maître de tes émotions et sentiments ?
Tu te surprends à y repenser. D'abord rarement. Quelques instants. Tu les chassais. Non, ça n'était pas toi, tu devrais avoir honte d'y penser. Toujours dans des moments proches de celui que tu avais passé. Et puis plus souvent. Jusqu'à l'obsession.

Tu as donc recommencé. Pour cela, tu avais besoin de lui. Ton corps et ton esprit le réclamaient. Tu n'étais plus qu'une coquille vide. Tu avais arrêté de manger. Tu ne pensais plus qu'à ça.

C'est à ce moment là que tu t'es rendue compte que tu étais amoureuse.

# Enviado em Quarta 30 Maio 2007 10:46

"Comment ? Vous Etes Suisses Aussi Vous ???" (Philippe Manoeuvre)

"Comment ? Vous Etes Suisses Aussi Vous ???" (Philippe Manoeuvre)
Ce qui est drôle quand vous n'êtes pas un habitué des Rock'N'Roll Fridays, c'est d'abord qu'on vous reconnaît tout de suite rien qu'à votre attitude et à vos vêtements, et surtout, vous observez tout le monde comme un touriste.

"Grâce" à Busty, nous avons l'immense chance de pouvoir vivre chaque mois un nouvel épisode de cette trépidante vie parisienne. Et pour une fois, j'ai l'occasion de connaître à l'avance la suite d'"amour, rock et beauté".

Après avoir changé quatre fois de métro, nous arrivons au Triptyque. Le deuxième groupe de la soirée, The Harry Rags, annoncés par un Manoeuvre très eighties, entament alors leur set. Pas très innovant, pas très intéressant, le groupe joue un punk trop bruyant et trop énervé pour être crédible. L'absence de réels titres et un son extrêmement mauvais ne font qu'accentuer le talent des Mondrians qui passeront plus tard dans la soirée.

Une brève pause d'un quart d'heure, le temps de se rendre réellement compte que la journaliste précitée n'est ni loquace, ni jolie, ni intéressante, que Manoeuvre fait définitivement vieux beauf et que les Shades ne sont pas toujours habillés en blanc, c'est au seul "vrai" groupe de la soirée de commencer à jouer.

Les "petits Suisses" en terre étrangère ont pris confiance en eux. Ils ont progressés. En tant que musiciens, que chanteur (la voix de Maxime toujours plus assurée et plus personnelle) mais aussi en tant que songwriters. Mais en contrepartie, les titres de plus en plus carrés laissent moins de place à l'audace et à l'improvisation, si on fait abstraction du désormais classique "Christmas On Your Window".
Quelques nouveautés, tel qu'Alric au chant pour "Chimney Piece" entre autres, une nouvelle "Alric's song" ?, mais aussi une légère déception...
L'impression que laisse le groupe à la fin de leur set est celle d'une collectivité de musiciens et non pas celle d'un groupe soudé. Notamment pendant Xmas, les quatre sont chacun dans leur bulle sans porter regard aux autres, jouant leurs parties sans échanger d'émotions avec les autres, dont le public. Distants, presque froids. L'absence de contact avec le public pourrait être assimilée à du snobisme...

Musicalement excellents, des titres efficaces en tout point, tour à tour magnifiques ballades et morceaux catchy, The Mondrians n'ont plus à prouver leur talent. D'habitude très bons sur scène, il leur reste à démontrer un contact avec le public et au sein du groupe-même un peu plus fortement.

# Enviado em Domingo 27 Maio 2007 17:17