Oh I Said Why, I Said Why ! What's Wrong With Us ?

Oh I Said Why, I Said Why ! What's Wrong With Us ?
C'est dans un pub anglais plein à craquer, jouant entre les tables, que les jeunes Digs ont entamé leur série de concerts suivant la sortie de leur album. Entourés de « groupies » plus dévêtues les unes que les autres, contemplant le groupe dans toute leur splendeur, les quatre ont enchaîné les titres (futures tubes ?) de leur premier EP, les intercalant de nouvelles compositions toujours plus travaillées, et des jolies chansons acoustiques.
Intéressant mélange que ce groupe, les influences se faisant de plus en plus ressentir, mais se démarquant toujours plus des modèles imposés.
Malgré les quelques progrès à faire (notamment au niveau du son), le groupe balance, rock et donne le plus d'énergie possible sur scène. On retiendra les excellents « Fuck Fake », « City Of Fire », « I'm Waiting For The Man », « Autumntime Blues » et le tube « Dig It ».

Et sinon, après avoir utilisé les meilleurs morceaux pour illustrer différente émissions TV plus niaises les unes que les autres, M6 utilise “Not If You Were The Last Dandy On Earth” pour sa “Nouvelle Star”.




Pix : S & My Tshirt. Mine.

# Enviado em Terça 22 Maio 2007 16:07

We Danced Together On The Roof Of A Party

We Danced Together On The Roof Of A Party
Suivant le succès de Capture/Release et du tube « Open Book » (utilisé à des fins plus que commerciales par Zidane et Canal+), The Rakes reviennent avec Ten New Messages. Plus pop et plus actuel que leur précédant opus, mais aussi moins énergique, The Rakes entament par la suite une tournée européenne. Ouvrant le concert par « Work Work Work », les Anglais débutent le concert très en forme en enchaînant les titres, ne jouant des extraits de leur deuxième album qu'après cinq morceaux. Mélangeant les très rock « Strasbourg », « We Are All Animals » aux titres plus pop « We Danced Together » ou encore « Suspicious Eyes », The Rakes relèvent le pari de faire danser plus qu'énergiquement un public plutôt âgés (à la manière très originale du leader) avec leurs titres pourtant doux sur album. Closant le concert par la reprise de Gainsbourg « Just A Man With A Job » mi-français mi-anglais et par le tubesque « Open Book » le groupe livre un set de plus d'une heure sans aucune prise de souffle, et prouve une fois de plus son talent de scène.

Ouvrant la soirée, Good Shoes distille une pop rock largement inspirée de groupes tels Art Brut ou Clap Your Hands Say Yeah. Manquant quelque peu de charisme, le groupe peine à faire bouger le public sur la durée de leur set.

# Enviado em Quarta 09 Maio 2007 17:18

Modificado em Segunda 14 Maio 2007 06:51

If You're Here, Beware

If You're Here, Beware
Est-ce réellement utile de rappeler le phénomène Arctic Monkeys ? Il y a un an, alors à peine âgés de 20 ans, le groupe s'imposait délibérément à la première place des charts du monde entier, dépassant les plus grands groupes des décennies précédentes. Loin de s'être reposés sur leurs lauriers, enchaînant tournées, et nouvelles compositions, les singes sortent une suite à l'énorme succès de « Whatever People Say I Am, That's What I'm Not ».

C'est qu'ils auraient pu se conformer au model presque imposé par leurs aînés : attendre deux ans, et sortir une copie conformiste décevante, régalant les journalistes adorant détruire les groupes préalablement érigés au sommet, après le « toujours difficile deuxième album ».
La passion étant plus forte, et au risque de décevoir,
les Arctic Monkeys relèvent le défi.

Des lors, la comparaison s'avère difficile. Nettement plus mature qu'à leurs débuts (ils avaient en effet sortit leur premier opus quelques mois seulement après avoir touché à leurs instruments), « Favourite Worst Nightmare » se révèle être plus travaillé, plus adulte. Portant extraordinairement bien son nom, le nouveau son de cet album reflète une sensation étrange, bizarre, presque malsaine, tel le torturé « If You Were There, Beware » ou l'ironique single « Brianstorm » (que l'on pourrait d'ailleurs comparé au "Juicebox" des Strokes). Des questions sans réponses, du doute. Comme un cauchemar dont on se réveille en étant troublé...

Nettement plus intense, mélangeant des excellents titres rock "Balaclava", "This House Is A Circus" ou les ballades plus pop "The Only Ones Who Know" ou encore "505", ce deuxième album paraît plus puissant que son prédécesseur. Suivant la même évolution qu'Arcade Fire avec "Neon Bible", c'est à dire ayant quelque peu perdu sa naïveté tout en étant plus sombre et plus adulte.

Difficile d'abord à la première écoute, parce que plus sombre, on finit rapidement par adorer les excellentes mélodies du génial Alex Turner, ajoutées aux guitares caractéristique des Monkeys. Plus proche des titres “ From The Ritz To The Rubble”, “Perhaps Vampire Is A Bit Strong But...” que des tubes « Bet You Look Good On The Dancefloor » ou encore « When The Sun Goes Down”, “Favourite Worst Nightmare” relève les attentes à la hauteur de nos espérances, en les dépassant.

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# Enviado em Quinta 19 Abril 2007 13:54

Modificado em Segunda 14 Maio 2007 12:08

You Can't Catch The Rain

Je marche, seule, à l'intérieur. Je vois courir les autres s'abriter. Je reste seule, la pluie coulant tout autour de moi. Elle me lave de tout problèmes, de toutes accusations. Je n'entends plus rien. Le brouhaha environnant s'éloigne de plus en plus. L'orage, le vent et la pluie étouffent tous les sons.

The rain can't turn me down.

Les vitres tremblent, et mes yeux sont attirés irrésistiblement vers la foudre. Le froid pénètre peu à peu ma peau, et finit par glacer mes os. Mon reflet est troublé par les miroirs mouillés.

Je suis dans un palais des glaces qui me montre qui je suis vraiment. Difforme. J'approche mon visage de l'eau, du miroir. Je suis attirée. Et je tombe dedans. Je suis happée par mon reflet.

Les sons s'arrêtent. Je tourne. Je flotte. Les visages sont loin, les sons lourds.

Je me relève. Trempée. Les rues sont sèches, les vitrines transparentes. L'eau a pénètre dans ma peau. Je n'ai rien oublie. Il ne s'est rien passe.

# Enviado em Quinta 05 Abril 2007 08:16

Modificado em Segunda 07 Maio 2007 04:58

Le Miroir Casse

Il y a certaines personnes qu'on ne remarque pas.

Invisibles, transparentes, ce sont des visages que l'on croise tout les jours sans même les remarquer, et que l'on oublie aussitôt. Peut-être est-ce la manière dont ils s'habillent, leur démarche, leur manière de se tenir légerement recentré sur leur ventre, le dos courbé, comme pour se protéger d'une éventuelle agression. Sont-ils timides ? ou simplement inintéressants...
Une de ces personnes peut disparaître de la circulation, je ne m'en rendrai pas compte. Cela a été le cas. Il y a aussi des personnes qui aiment les même choses que moi, et qui, peut-être pétris de timidité, ne me parlent jamais. Et moi, les remarquant à peine, sans les ignorer tout à fait, je ne sais strictement rien d'eux, et donc n'essaie même pas de discuter avec eux.
La plupart de ces personnes sont des filles. Elles restent entre elles, et même entourées d'autres personnes, elles restent transparentes.
Jusqu'à ce qu'elles réussissent à passer de l'autre côté.

Il suffit de tellement peu.

Et les nouvelles technologies permettent à tant de personnes de s'inventer une autre personalité, de se créer une autre vie, une autre existence moins insipide. Derrière son écran lumineux, elles peuvent sans rougir (ou presque), parler enfin au garçon qu'elles convoitent secrètement, discuter avec la fille qu'elle admire. Il suffit d'un pseudo, ou aucun, et c'est tout. Et là, vous vous sentez exister réellement. Vous pouvez même ensuite avoir la prétention devant vos amis tout aussi timide que vous d'avoir "parlé" avec le chanteur de tel groupe de rock de la région, d'avoir chatté avec le beau gosse du lycée ou encore d'avoir harcelé tel blog de fille sans qu'elle sache qui vous êtes...


Sauf si elle a découvert qui vous êtes. Et encore plus si elle connait le chanteur de tel groupe de la région. Et là, malgré vos vêtement katemossisé fraîchement achetés, votre culture musicale que vous affichez fièrement sur votre myspace, votre coupe de cheveux à la mode, il va falloir assurer. Ne pas trahir l'image fictive que vous renvoyez, ne pas décevoir. Et quoi pire de décevoir, dans la vraie vie.

Et oui, car la vie fictive, améliorée, ne s'arrête pas aussi facilement que dans les Sims
Le Miroir Casse

# Enviado em Domingo 18 Março 2007 14:50

Modificado em Sexta 13 Julho 2007 02:07